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 Izaya, louve solitaire

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Mémoire d'une geisha
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Messages : 32
Date d'inscription : 15/04/2012
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MessageSujet: Izaya, louve solitaire   Dim 15 Avr - 17:01

Nom : Inconnu
Prénom : Izaya
Surnom(s) : Iza'
Âge :
- apparent : 20 ans, pas plus
- réel : un peu plus de 70 ans
Sexe : féminin
Race : lycanthrope
Rang, emploi ou fonction : Loup Solitaire
Opinions politiques : Elle se contrefiche de ses congénères, sans les détester pour autant
Blason, couleurs, emblème : aucun

Physique : Ne dépassant pas les 1m70, son corps est fin et musculeux, taillé pour les combats tout en conservant une élégance délicate. Izaya ne possède pas les charmes basiques d'une demoiselle, ce corps qu'elle a entraîné à l'excès n'ayant jamais réellement prit les courbes charmantes qui séduisent habituellement les hommes, ou elle ne se soucie pas de les mettre en valeur.

Sa peau blanche et vierge de toute cicatrice contraste avec sa longue chevelure d'un noir profond et ses grands yeux d'un bleu délavé, laissant souvent une impression de malaise quand on s'attarde à trop l'observer. Ses traits durs et sérieux ne laissent désormais que rarement la place à ce sourire délicat qui orne parfois son visage fin.

Lorsque la Lune monte, Izaya prend la forme d'une louve tout à fait normale, elle ne dépasse pas les mâles de l'espèce régulière, aux yeux d'un bleu presque blanc, au pelage aussi noir que la nuit. Taillée toute en finesse, la jeune femme a apprit à utiliser les avantages de ce petit gabarit.

Psychologie : Ayant développé un instinct assez violent et bagarreur, la jeune femme a su se montrer bien plus combative que beaucoup d'hommes de son ancienne patrie.

Les années passées à apprendre les arts guerriers ont forgés son mental bien plus qu'on ne pourrait l'imaginer. Fière et insoumise, elle passe pour l'une des plus sanguinaires, et à juste titre: elle aime voir le sang couler et ruisseler sur ses ennemis, juste pour le plaisir. Les heures et jours passés à s'entraîner avec acharnement ont fini par lui apporter une patience infinie et une rage de vaincre, et les nombreuses brimades qu'elle a subies lui ont permis d'outrepasser cette pudeur encore enfantine qu'elle avait en arrivant parmi eux. N'ayant plus aucune honte ou retenue depuis sa transformation, elle peut sans problème se débarrasser de ses vêtements s’ils la gênent, sa fine poitrine et ses hanches dissimulées par des tissus la laissant libre dans ses mouvements.

La malédiction qui pèse aujourd’hui sur elle ne la dérange pas, elle apprécie même ce changement, et passer de sa forme humaine à sa forme lupine ne l’handicape pas autant que beaucoup de loups. Elle aime être la bête qui se cache en elle, aime la bestialité qui s’empare d’elle, aime ce corps fin et souple tellement plus rapide et puissant.

Mais au delà des apparences belliqueuses et de la hargne qu'elle montre à tous, Izaya dissimule des vérités au plus profond d'elle, sous un masque froid et plein de colère. De son passé remontent souvent la déception, la trahison, l'abandon et la haine qu'elle.

Arme(s) : Experte dans le maniement de son katana, elle possède aussi un saï qu'elle utilise de la main gauche.

Signe particulier : Son loup est sûrement l'un des plus petits, dépassant à peine ses cousins non surnaturels. Elle a aussi un accent quand elle parle.
Ce que vous avez sur vous : La jeune femme porte le plus souvent des vêtements pratiques, qui lui permettent de bouger et se battre. Pas d'habits de femme, de toute façon elle vit seule et isolée.

Ce que vous savez des autres personnages : Elle a croisé Ishtar, une fois...Elle n'aime pas beaucoup ce type, trop charmeur pour être vrai.


Histoire :
Née dans une province de la lointaine Asie, elle entra très jeune au service d’une des nombreuses maisons de plaisir qui jalonnaient la route jusqu’à la capitale. Pas esclave, non, juste servante, ses tâches quotidiennes l’amenant à côtoyer les magnifiques dames à la compagnie tellement prisée. Izaya les enviait un peu, cette beauté qu’elle n’aurait jamais, cette vie de luxe et de paresse alors qu’elle trimait toute la journée pour leur bon plaisir. A cette époque, la jeune fille aurait tout donné pour entrer dans cette prestigieuse caste. Mais elle n’avait pas de quoi payer les cours, et la patronne n’allait certainement pas avancer l’argent pour la servante.

Les années passaient, la routine restait la même, ménage, nettoyage, service auprès des geishas, et de temps en temps elle pouvait rester à observer le manège des êtres en dehors de l’établissement. Les hommes et les femmes du commun qui déambulaient, et de temps en temps l’une des déesses faisait son apparition, une perle brillante au milieu du lit d’une rivière. Ce n’est qu’à dix ans passés qu’elle vit la vérité sous ces étalages de soieries. De très belles femmes pour des hommes très riches, des tissus précieux pour de précieux clients. Déçue, la future louve ne voulait plus vivre dans cet endroit, et elle redoubla d’efforts pour amasser un peu d’argent, racheter sa liberté et partir. Loin. Bien plus loin que la mer qui les séparait du grand continent, bien plus loin que les montagnes qui fermaient le passage de l’Europe.

Il n’était hélas pas aisé pour une toute jeune fille de voyager seule, et une nuit ce qui devait arriver…Une attaque, du sang, le tout dans une nuit particulièrement sombre, seulement éclairée par la Lune. La douleur dans son corps, les crocs et griffes qui pénétraient sa peau, son dos qui se tordait sous les influx nerveux de détresse dans chacun de ses membres, sans néanmoins pouvoir bouger. Vingt ans à peine et elle allait mourir, seule au milieu de nul part. Mais le jour se leva, et bien qu’affaiblie, elle put discerner la cabane qui l’abritait. Cherchant à se lever, elle ne put que sentir son corps endolori essayer de réagir, sans y arriver. Et sa vision qui se brouillait… Elle ne put qu’entrevoir une ombre furtive, avant de s’endormir d’un sommeil lourd, sans rêve, sans rien. Puis une voix, grave et lente, qu’elle ne comprenait pas, seulement la sensation rassurante qu’elle allait pouvoir être soignée. Son corps la faisait souffrir, sa vue ne revenait pas, mais cette voix était là. Il, la tonalité grave et chaude ne pouvait appartenir qu’à un homme, il lui parlait longuement, pansait ses nombreuses plaies, la nourrissait. Il était présent à son réveil et lors de sa torpeur. Il la berçait de sa voix, lente et douce comme ces étoffes de soies qu’elle aimait tellement dans son enfance.

Le retour de la pleine lune marqua le changement définitif dans la vie d’Izaya. Un éclair de souffrance pure lui traversa le corps, sa bouche grande ouverte pour crier sans aucun son. Elle cru mourir, mais une main, celle de son protecteur, était posée sur son crâne, elle le sentait. Et la jeune femme s’accrocha désespérément à cette sensation, se sachant protégée, alors que son corps hurlait. Elle ne voyait rien, mais le monde changeait autour d’elle, elle pouvait le sentir. Des odeurs. Des sons. Des instincts. Des envies. Et Sa voix, qui l’apaisait. Elle ne comprenait pas ce qu’il disait, des phrases sûrement, mais dans une langue qui n’était pas la sienne. La seule chose qu’elle cru saisir était ‘Werwolf’. Elle voulu se tourner pour lui faire face, à défaut de le voir, et chuta au sol. Incapable de se relever dans un premier temps, tant son corps la faisait souffrir, puis ses jambes qui refusaient de la soulever complètement, la laissant à quatre pattes sur la terre qu’elle sentait meuble sous elle. Trouver ce qui n’allait pas. Ses bras. Même flou, elle ne voyait plus ses mains, plus ses avant-bras. Bien plus fins, plus graciles. Qui se pliaient différemment. Elle hurla…ou plutôt jappa.

Sortir en courant. Vite. Pour dépasser la peur qui grandissait en elle. Sortir de ce cauchemar. Ses membres la portaient plus rapidement que jamais, elle sentait le monde avec toute une nouvelle palette, chacun de ses sens semblait décuplé, sauf un. Elle ne voyait toujours pas clairement. Trop de lumière. Le reste de la nuit est aussi flou que sa vision ce soir-là. Au petit matin elle s’éveilla en voyant distinctement pour la première fois en mois. Nue, couchée sur l’herbe au pied d’un arbre, les restes sanguinolents de ce qui semblait être un lapin non loin, et un loup qui la regardait. Gigantesque. Immobile. Izaya n’osait pas bouger, et se sentait en même temps appelée par l’animal, comme si elle le connaissait depuis longtemps. Et il vint s’allonger tout contre elle, sans un bruit. D’abord terrorisée, elle risqua une main dans la fourrure soyeuse, sans aucune réaction de la bête. Plus confiante, elle se cala contre lui et s’assoupit, lovée dans la chaleur qui se dégageait de cette masse musculeuse. La nuit succéda au jour, elle retrouva sa peau de loup, car c’était ce qu’elle était désormais. Et le grand loup la suivait, la guidait parfois, dans une course qui dura jusqu’au matin où elle s’endormit une nouvelle fois, épuisée.

Réveil dans la cabane. Ou ce qui y ressemblait fortement. Il devait être là, avait du être horrifié de ce qu’elle était. Mais en se retournant Izaya ne put retenir un sourire. Le loup se tenait là, attendant qu’elle s’éveille. Sans savoir pourquoi, elle lui parla de sa ville natale, des belles soies des dames de compagnie, de sa vie à leur service. Il ne devait rien comprendre, ils ne parlaient pas la même langue, mais son regard semblait acquiescer. Elle finit par s’asseoir tout contre lui et s’endormit, nue, contre le pelage chaud du loup. Et s’éveilla dans les bras d’un homme aussi nu qu’elle, le plus beau qu’elle eut jamais vu. Il se mit à lui parler, sa voix si belle et si douce prononçant des mots qu’elle ne connaissait pas mais qui la rassurait, et toujours ce mot. Werwolf.

Avec une patience infinie, il lui apprit comment vivre avec le loup en elle, la barrière de la langue n’étant un problème que lorsqu’ils étaient humains. Ils vécurent à deux, plus souvent loups, dormant l’un contre l’autre à l’abri du vent. Il profitait des rares moments d’humanité pour essayer de lui inculquer quelques mots de sa langue qu’elle finit par comprendre un peu. Manger. Dormir. Loup. Humain. Chasser. Cacher. S’ils choisissaient de s’endormir dans leurs corps frêles, ils le faisaient collés l’un à l’autre, nus, aussi simplement que s’ils étaient loups. Izaya apprenait tout avec impatience et envie, et une année passa dans le secret de la forêt, avec cet homme qu’elle s’était mise à chérir plus que tout.

L’allemand ne roulait pas sur sa langue, pas plus que l’anglais. Elle n’aimait pas ces langues mais dans sa bouche à lui elles étaient superbes. Il lui contait sa vie, les rencontres qu’il avait fait avec les autres loups, pourquoi il n’aimait pas être avec eux, sa main passant négligemment sur la peau de sa compagne. Pourquoi elle devait apprendre à se défendre contre d’éventuels adversaires, en loup comme en humaine. Elle était petite, c’était un avantage comme un inconvénient. Dague, couteau, épée, corps à corps, course, il ne lui épargnait rien. Pour finalement la laisser faire en cas de confrontation. Elle aimait ça, le sang qui coulait, les sursauts nerveux de l’agonie, les cris de douleurs. Il ne faisait jamais rien pour la stopper, se contentant de commenter à la fin, suggérer des améliorations. Et ils continuaient leur chemin, comme si de rien était, tantôt loups, tantôt humains. Ils passèrent une fois par Naripolis, il avait à faire, mais ne s’éternisèrent pas. Les rares Loups croisés n’avaient pas été très accueillants avec elle.

Ils traversèrent plusieurs contrées, ne franchissant pas la grande Mer, avant de retourner à la cabane qui avait abrité sa transformation. Ils vivaient ensemble, seuls, sans jamais s’intéresser à ce qu’il se passait autour. Il arrivait qu’il disparaisse pendant quelques jours, pour revenir comme si de rien était. Il lui offrit un katana et un saï et lui apprit à se battre avec. Izaya se sentait bien, en sécurité, oubliant les déceptions de son ancienne vie.

Et un matin il ne fut plus là. Les jours passaient mais il ne revenait pas. Une semaine, un mois, un an, et son compagnon ne revenait pas. Deux ans, trois ans…L’homme qu’elle aimait avait disparu sans laisser de traces. Et Izaya l’avait attendu longuement, assise sur le pas de la porte, attendant son retour dans un mélange d’angoisse et de colère. Puis elle était allée à Naripolis, il s’y trouvait peut-être. Elle y resta un mois, parcourant chaque endroit à la recherche d’un indice, d’une preuve, de quoi que ce soit qui lui indiquerait où il était. Elle dormait peu, trop méfiante, et se nourrissait comme elle le pouvait. Mais rien, aucune trace de lui. La jeune louve rentra finalement dans ce qu’elle considérait comme chez elle, sa petite cabane au fond de la forêt, attendant simplement qu’il revienne.

Soixante-dix ans de vie, et la jeune femme veille farouchement sur son territoire et ses souvenirs.
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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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Compte principal : La Petite Fille

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MessageSujet: Re: Izaya, louve solitaire   Dim 29 Avr - 10:14

Personnage validé


Toi l'ermite farouche que son maître a abandonnée, sache que le temps ne répare pas toutes les blessures.
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Izaya, louve solitaire

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