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 Amarante

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Un jour je serai, la meilleure sorcière
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Messages : 61
Date d'inscription : 14/12/2011
Age : 25
Compte principal : Amarante

Essences vitales
Âge: 25 ans. Enfin peut être.
Rôle: Membre de la Guilde

MessageSujet: Amarante   Mer 14 Déc - 11:51

Nom : Delauzelle
Prénom : Charité-Claire
Surnom(s) : Amarante
Âge :
- apparent : On ne saurait le déterminer trop précisément… Entre vingt-cinq et trente ans.
- réel : Vingt-quatre ans.
Sexe : Une femme.
Race : Sorcière.
Rang, emploi ou fonction : Membre de la Guilde
Opinions politiques : Dévouée à sa Guilde.
Blason, couleurs, emblème : J’ai eu un blason et un territoire à qui faire honneur autrefois. Aujourd’hui je n’ai plus que le souvenir de cette vie. Mais je garde ma bague de communiante portée autour du cou par une chaîne fine.

Physique :
Mon corps est un tout que j’ai forgé. Il est mon allié, mon ultime rempart, ma dernière protection. Il contient mon énergie, essentiel à ma pratique. Il s’est émacié en réponse à ma volonté de le rendre plus fort, de repousser sa résistance.
Je n’ai jamais songé à renier ma féminité. Ma volonté l’a fait d’elle-même jour après jour sans que je puisse la retenir. Je suis une femme mais même mes yeux se sont endurcis. Mon visage est anguleux, composé comme tous, d’un nez et deux yeux et d’une bouche. Je le sais harmonieux. Il a plu en son temps. Mon regard est pénétrant. Son vert pourtant banal, semble être un avertissement pour qui me croise. Ma seule coquetterie est celle que j’accorde à mes cheveux. Je les laisse longs, malgré l’incommodité, et ils ont pris à force de teinture une couleur cuivrée.
Dans ma zone de sécurité, je laisse mon corps exulter librement. Je le vêts d’atours qui me plaisent, chemises cintrées et cuissardes. Je l’enfouis sous d’informes vêtements dès que je pose un pied hors de ma boutique. Azranum n’est pas l’endroit le plus sûr sur Terre, même lorsqu’on vit dans les Hauts-fonds…

Psychologie :
On pense que j'épie. Non. Je m'intéresse. A tout, partout et à chaque jour de ma vie. Je détiens le plus grand défaut du monde : je suis curieuse. D’une curiosité presque dangereuse. Fut un temps où je voulais tout comprendre, tout apprendre, tout savoir… J’étais envieuse des savoirs des uns, désireuse de détenir moi aussi leur connaissance. Il n’y avait qu’une chose que je n’avais pas anticipée : lorsqu’on commence à apprendre, les certitudes s’envolent, laissant la place à des moments de doutes et d’angoisse. Dès lors ma curiosité est revenue à des proportions, disons, plus raisonnables.
J’ai un caractère expansif dans mes amitiés et indifférent dans mes inimités. J’ai aimé, on m’a aimée, j’ai été blessée, j’ai eu une vie, un début de vie. J’en ai tiré des enseignements et aujourd’hui j’essaie d’appliquer la dernière phrase de mon dernier maître : Sois comme l’eau. Cache-toi, ne montre aucun de tes talents et attends ton heure.

Je suis bien peu de choses et contrairement à beaucoup, j’en ai conscience. Je tiens une petite boutique dans un quartier mal famé d’une ville obscure et itinérante. La Cité Volante est devenue ma patrie et la seule désireuse de m’accueillir. Je lui en sais gré. J’apprécie ses plaisirs, les soirées dans certains endroits ne sont pas… inintéressantes.

Je sens que mon cycle s’achève. Un autre va bientôt commencer. La période d’attentisme arrive à son terme. Et j’en suis plus qu’heureuse.

Arme(s) :
Mon familier est une arme efficace qui me rend de nombreux services en plus d’être le compagnon d’une vie. C’est un scorpion du nom d’Amour. Cependant une dague est toujours camouflée par des vêtements lâches au niveau de mes hanches.
Pouvoirs :
Après quelques années à apprendre les secrets de mes maîtres, je pense que ma plus grande capacité et surtout la plus utile a été d’avoir l’intelligence de suivre mon instinct. Il m’a toujours aidé à m’esquiver au bon moment. Je n’apprécie pas les conflits.

Ce que vous savez des autres personnages :
Je n’ai que peu d’attaches. Mais elles portent bien leurs noms. Lorsque j’aime, je vais au bout des choses, jusqu’à arquer le dos et à pleurer des larmes de sang.

Je n’ai plus de rapports avec ma famille. Aucun remords. Quelques regrets. Je souhaite à ma mère une vie plus heureuse ailleurs. Et à mon frère et mon père une fin dans d’atroces souffrances.
Mes maîtres m’ont apporté beaucoup, m’ont aidé à me construire. Je leur dois énormément et je leur serais toujours attachée, d’une façon ou d’une autre. Mael restera mon maître préféré.
Je ne veux former aucun apprenti. Je ne considère pas mon don comme une bénédiction. Il est compliqué à gérer, il faut beaucoup de temps et de volonté. Le transmettre à quelqu’un est dangereux. Je me demande même parfois ce qu’avait en tête cette vieille sorcière d’Hécate.

Quant à mes relations avec les inconnus, elles se réduisent souvent à un vaste troc, de paroles ou d’objets. Parfois, il arrive qu’une personne entre dans ma vie. En revanche il n’est jamais arrivé, qu’elle n’en ressorte pas.

Histoire :

Je suis une enfant cadeau. Dit comme cela, on peut penser à quelque chose de positif. En réalité je n’étais qu’une clause à remplir dans le contrat de mariage de mes parents. Lorsque ma mère est devenue Madame Delauzelle, elle a signé deux choses. Le contrat de mariage officiel qui la liait mentalement et physiquement à son cher époux mais également un contrat officieux. Celui-ci prévoyait de la déchoir de tous ces droits parentaux sur le premier héritier. En compensation, mon père condescendait à la doter d’une petite somme, permettant d’élever les enfants laissés à la charge de ma mère. Il était dit que l’héritier appartiendrait entièrement à mon père, mais que tous les autres enfants seraient à ma mère. Partage équitable des choses selon lui. Pour mon père je n’étais qu’une chose. Seul l’héritier importait.

Mon frère, Innocent-Pierre, naquit dès les premiers mois de l’union, laissant sur le front de mon père une ride de fierté soucieuse. Pour remplir la clause du contrat stipulant qu’au moins un enfant devait être confié à la garde de ma mère, ils partagèrent la même chambre jusqu’à sa seconde grossesse. Et je naquis.

Ma mère m’entoura de tout son amour et de toute sa tendresse. Une fissure se lisait pourtant dans son regard. Sans vraiment comprendre, je savais qu'elle avait été blessée. Meurtrie jusque dans sa propre chair. On lui avait retiré quelque chose d’important et j’essayais de toutes mes forces de compenser cela.

Pendant ma tendre enfance je fus élevée entre ma mère et les bonnes. Je ne connus le sexe opposé qu’à l’âge de quatre ans. Je fus toute étonnée de constater que d’autres êtres humains existaient, qu’ils ne possédaient pas le même sexe que nous, ni le même physique. Ma mère prit sa patience et son courage à deux bras pour me calmer et m’expliquer les mystères de la vie, du moins ce qu’elle pouvait révéler à une petite fille de quatre ans. Elle me parla de mon père, et d’une voix enrouée, et hachée de mon grand frère. Un enfant inconnu, qu’elle imaginait le soir.

Comprenant après cet épisode, que mon éducation avait laissé de nombreuses lacunes, elle entreprit de m’instruire sur toutes les choses qu’elle connaissait, prenant la peine d’embaucher un maître, lorsque ses connaissances ne suffirent plus.

Ma vie se passa entre tendresse et apprentissage. J’étais une petite fille sage, disciplinée. Une aile nous était allouée dans le château, et je n’avais jamais eu l’idée de franchir les portes fermées. Mon monde me suffisait, j’étais aimée et choyée chez moi. Et sans vraiment saisir en quoi, je sentais que j’étais chanceuse.

Mon monde vacilla lors de mon dixième anniversaire. Mon père avait prévu une surprise de taille pour moi. Je le rencontrais pour la première fois, derrière se tenait mon frère, droit et le regard lointain. Il avait déjà douze ans, son port de tête était parfait, sa position digne. Mon père sourit un bref instant et je passai sous le feu calculateur de son regard. En moi-même je sentais qu’il me jaugeait. Ma mère était émue. Elle n’avait pas encore compris.

Mon père organisa des rencontres fortuites entre mon frère et moi. Ce dernier m’intriguait et il me méprisait. Je n’étais qu’une femme, qu’une enfant donnée. Lui, on l’avait choisi et choyé. Il m’est arrivé de le détester à cette époque. Aujourd’hui je n’arrive plus à dissocier ce sentiment dès que son visage apparaît dans mon esprit.

Mon adolescence débuta. En y repensant, je me prends à sourire de ma naïveté. Je croyais tout ce que pouvait me raconter mon grand-frère et je pris peur lorsqu’il affirma qu’une fois notre père mort, il nous chasserait ma mère et moi. La seule façon de m’assurer une relative sécurité était de me marier. Le plan machiavélique se mettait en place.

A l’âge de quinze ans, je fus introduite dans la société. Le projet de mon père était de se servir de ce second enfant dont il n’avait encore rien pu tirer. Il avait le vœu de me marier avec l’un des fils de ses amis, un jeune garçon gras et gentil, mais malheureusement quelconque.

Et comme l’idiote que je peux être parfois, je suis tombée amoureuse. Du meilleur ami de mon frère. Cette histoire prend des allures de poncifs et pourtant… Entraînée par ma curiosité et mon manque d’éducation en la matière, je l’ai suivi malgré les interdictions, dans les chambres du premier étage lors d’un bal. J’ai découvert des choses étranges. Et qui ne valaient peut-être pas le prix que je les ai payées.

Je n’ai compris que bien plus tard que toutes ses manœuvres de séduction faisaient partie du plan d’Innocent. Il avait bien suivi les leçons de notre père, allant jusqu’à le rouler dans la farine. Il révéla mon aventure d’un soir et mon père me laissa le choix : le couvent ou la fuite. Devant l’air accablé de ma mère, je choisis la solution la plus sage, celle de la morale et de la religion. Malgré les apparences j’avais tout de même été élevée avec des principes moraux, et la certitude de reconnaître le bien et le mal lorsqu’ils se présentaient face à moi. Mon envie l’avait encore emporté sur ma raison.

Mes premières années au couvent ne furent en aucun cas un pensum. Je passais mes journées en méditation et avais le droit de temps en temps de prendre un livre dans la bibliothèque de l’abbesse. Celle-ci m’encourageait à cultiver mon âme, espérant certainement que toutes ses choses enrichissantes permettraient de m’élever spirituellement et de me sauver lors du jugement dernier.
Il faut savoir que lorsque ma vie devient trop calme et trop parfaite quelque chose vient toujours la chambouler. Un jeune prêtre, fraîchement ordonné, débarqua à l’abbaye après un long chemin. Je n’avais pas vu d’hommes depuis deux ans. Il faut donc me pardonner. Nous ne fûmes pas découverts, mais je rompis mes vœux d’aspirante. Délaissant le voile et la vie monacale, j’écrivis une lettre à ma mère, la priant de me pardonner et lui souhaitant une vie plus heureuse où son unique fille ne l’aurait pas déçue. Je perdis mon identité et devins une autre personne. Enfin pas tout à fait.

Je devins une ombre. J’errais dans les rues de façon silencieuse. Je n’avais pas d’argent, pas de talent, pas de travail et encore moins de protecteurs… Il me fallait être prudente. Mes quelques expériences m’avaient appris cette précieuse qualité. Je tendis une oreille au bruit de couloirs, de tavernes… J’écoutais les conversations de gens saouls… J’entendis alors parler d’Azranum, la Cité volante, la terre d’asile de tous les marginaux, assassins et proscrits… Je n’en étais pas une, pas encore… mais je n’étais plus rien et ne pourrais jamais reprendre ma place.

Après un long voyage, beaucoup de détours, d’informations fausses, de directions achetées et quelques livres en moins je réussis à atteindre la Cité. Ma nouvelle patrie. J’avais entendu dire qu’on pouvait y apprendre des choses qu’on n’enseignait nulle part ailleurs. Guidée encore et toujours par mon envie et ma curiosité, je franchis les portes de la Guilde.

J’eus trois maîtres. Trois domaines, trois excellences. Mael, Hécate et Galswinthe m’apprirent tout ce qu’ils savaient. Je tirais la moindre chose de leur enseignement. Je perdis mon nom et en pris un autre.
J’ouvris finalement ma boutique me terrant comme mon dernier maître me l’avait recommandé. On vient me voir pour des broutilles. Beaucoup me considèrent comme une folle, et je préfère cela. Pour les vrais sorts, on s’adresse à quelqu’un de plus compétent. Quelqu’un capable de se battre pour acquérir et garder le pouvoir.

J’ai eu une vie agitée, j’ai voyagé –un peu-, me suis méfiée de mes rencontres –beaucoup- et me suis fiée à mon instinct –toujours. Mon passé n’est peut-être pas glorieux, mais à tout prendre j’ai certainement bien moins souffert que la majorité des marginaux de cette ville.

Et pourtant aujourd’hui je sens un nouveau cycle poindre. Le Mat sort dans les cartes, la croix dans le thé. Et il faut me préparer.
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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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MessageSujet: Re: Amarante   Sam 17 Déc - 15:54

Personnage validé

A qui destines-tu tes épines, jolie fleur ? Prends garde aux ennemis de l'ombre, ils sont plus fallacieux que tu ne le penses.

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Amarante

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