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 Des Nocturnes et du Sang

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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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MessageSujet: Des Nocturnes et du Sang   Mar 11 Sep - 16:48

Des Nocturnes du Sang



Bien plus d'informations au sujet du mystérieux peuple des Nocturnes. Si la lecture est facultative, elle peut néanmoins se révéler intéressante.



Dernière édition par La Petite Fille le Ven 7 Déc - 17:42, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Des Nocturnes et du Sang   Mar 11 Sep - 16:49

Mythes, religions et origines vampiriques



On retrouve peut-être dans tous les mythes l'image de créatures assoiffées de sang, dans tous les pays, de tous les temps. Il est ainsi difficile, même pour les immortels eux-même, d'établir exactement à quelle époque le premier d'entre eux est apparu – ni qui il fut. Cette dernière question est étroitement liée aux religions que soutiennent certains immortels mais nous nous avançons beaucoup sur le sujet.

Commençons par relater ici ce que de longues années d'étude nous auront permis d'apprendre sur la naissance des buveurs de sang. Nous avons remonté la trace des Familles jusqu'à environ cinq mille années avant le prophète chrétien, sans pouvoir être certains d'y voir là les premiers nocturnes. Beaucoup de ceux qui sont nés à cette époque sont d'ores et déjà morts et ne peuvent plus nous raconter leur histoire ; l'absence de traces écrites nous empêche d'en apprendre plus. Nous supposons de façon assez légitime que les origines vampiriques se situent au plus quelques millénaires avant ces derniers êtres dont nous avons pu retrouver la trace.

L'étude des mythes nous apprend que les nocturnes ne sont pas nés en Europe de l'Est, comme le croient bien des imbéciles, mais dans un des berceaux de la civilisation. Il est évident que le sang n'aurait pu se transmettre ni se propager si bien hors des cités et des fortes concentrations de peuples. Certains mentionnent Athènes, ce qui nous semble bien trop récent, d'autres les anciennes places fortes de Mésopotamie et des alentours, peut-être l'Afrique où s'est établie la société actuelle. C'est bien la seule information concrète que nous donnent ces mythes, qui ne cessent de diverger sur tous les autres points, ou de partir dans quelque impossibilité métaphysique qui ne nous intéresse pas.

Le mythe originel décrit la Déesse Pandore, alors connue sous un autre nom, certainement, comme la première de tous ; ainsi chaque vampire détiendrait actuellement une portion du sang de Pandore. Beaucoup pensent qu'il ne s'agit que d'une légende destinée à asseoir l'importance des vampires sur le monde et nous tentons à le penser également, bien qu'il ne soit pas de bon ton d'exprimer une telle opinion à trop haute voix. Ce recueil, à but scientifique, tâchera de se tenir éloigné de toutes ces considérations fantaisistes pour ne mentionner que des faits.

À notre connaissance, aucun événement précis n'aurait marqué le commencement de l'ère vampirique. Il est impossible de retrouver quelque trace d'une malédiction ou d'un rite qui aurait dégénéré mais cela ne signifie nullement que ces thèses sont à éradiquer. Comme nous le disions, il n'existe aucune trace écrite connue des premiers jours, aussi ne pouvons-nous affirmer avec certitude qu'une chose est vraie et non l'autre.

[…]

Certains vampires vénèrent encore aujourd'hui la Déesse Pandore comme divinité unique, lui accordant d'importantes offrandes de sang. On dit que l'Empereur ferait partie de cette secte car les lois qu'il a édictées sont tout à fait dans la ligne de conduite de ce culte, rien n'a cependant été prouvé et il serait imprudent de l'assurer. Les membres de ce culte sont souvent de fort anciens vampires ayant connu de nombreuses religions, toutes déchues, et notamment la cruelle désillusion que provoqua l'apparition du christianisme. Ils tendent à se montrer plutôt discrets, de sorte qu'il est fort difficile d'obtenir la moindre à leur sujet.

Nous avons également remarqué l'existence d'autres groupuscules religieux au sein de Vasteval. Nombre d'entre eux sont si restreints qu'ils ne valent pas la peine d'être mentionnés, d'autres ont un intérêt certain par l'importance qu'ils ont prise et la ferveur avec laquelle ils sont suivis. Nous pensons notamment à la Danse Fantôme, plutôt récent à l'échelle de l'existence vampirique et dont les préceptes sont pour le moins troublants : en effet, loin de vénérer les dieux de jadis ou d'aujourd'hui, les Danseurs cherchent à atteindre le monde des esprits et des démons qui seraient, selon eux, leur futur incarné. Les rites antiques qui consistent à communiquer avec ces êtres dont l'existence n'a jamais été prouvée sont tenus secrets et impliquent des danses et des chants issus notamment des religions égyptiennes et mésopotamiennes. Les non-initiés tendent manifestement à craindre ce culte et ses pratiquants, tant ceux-ci semblent avoir tendance à perdre l'esprit au fil du culte. Nous savons que la vampire Kayeshah l'Innommable est une des prêtresses de ce culte et soupçonnons que son serviteur Menkalinan pourrait être l'un des êtres recherchés par les adeptes.

[…]

Il est sensiblement rare que les vampires conservent leur religion une fois devenus immortels. On dit de ceux qui le font qu'ils craignent fortement les objets de leur culte et ne peuvent supporter de se tenir dans un lieu sacré. Un vampire chrétien craindra ainsi la Croix et l'eau bénite, un musulman ne supportera d'entendre aucun verset du Coran, et il en va de même pour les religions polythéistes. En revanche, pour un nocturne qui n'aurait aucune croyance, aucun objet religieux ne déclenche de réaction particulière. Nous supposons que la répulsion des croyants vis-à-vis de leurs anciens objets de culte et lieux sacrés relève plus d'une terreur personnelle que d'un phénomène naturel et physique.



Extraits de Litaneia tou aimatos de Philippe Apoulos, érudit vampire.


Dernière édition par La Petite Fille le Mar 11 Sep - 17:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Des Nocturnes et du Sang   Mar 11 Sep - 17:09

Clans et Familles : hiérarchie hors de Vasteval




Nous avons remarqué depuis bien longtemps qu'à l'inverse des lycanthropes qui ressentent souvent le besoin de se rapprocher de leur cité-mère, les vampires préféraient souvent s'éloigner de Vasteval sans pour autant abandonner les leurs. C'est ainsi que nous avons observé, à travers les nombreux siècles que nous avons traversés, la formation et la dissolution d'une myriade de clans vampiriques aux mœurs et aux règles on ne peut plus variées, fortement dispersés à travers le monde connu, raison de la création de cette institution Princière qui nous permet de réguler les clans éloignés du désert où nous avons élu domicile.

Nombre de ces clans sont en fait des Familles, composés de vampires possédant tous le même sang, et on y trouve parfois plus de cinq générations rassemblées sous l'égide d'un maître dont le nom change selon les localisations. Un des plus célèbres est le Staroste hongrois qui tient sous sa houlette près d'une centaine de vampires appartenant à sept générations différentes. On ne peut éviter de mentionner Isis et Osiris qui vivent entourés de leurs enfants du Nil, ni le Gaulois Ivomagnus et son village. Les Familles ont un statut particulier au sein de la hiérarchie vampirique puisqu'elles sont souvent garantes d'une pérennité de l'Histoire, les vampires les plus anciens tâchant de transmettre aux plus jeunes leurs savoirs et leur passé. Les chefs de famille prêtent tous allégeance au Prince de leur région et il n'a jamais été reporté la moindre défaillance de la part d'aucun d'entre eux.

D'autres clans sont moins sectaires et acceptent en leur sein même ceux qui ne possèdent pas le sang du chef. Nous en avons observé de très organisés comme certains où l'anarchie semble régner, uniquement tempérée par la présence d'un maître de clan, figure qui semble nécessaire à la survie d'un clan. Celui-ci peut s'accorder le statut de son choix auprès de ceux qui appartiennent à son cercle et il semblerait qu'une loi demeure parmi tous les clans du monde, pourtant infiniment différents les uns des autres : tuer son chef est le plus haut crime qu'un vampire membre d'un clan puisse commettre.

Une autre constante est celle du comportement des vampires qui vivent ainsi regroupés. Leur instinct de prédateur est alors décuplé et il n'est pas rare de voir les mortels alentour vivre dans la plus grande terreur, craignant que d'un jour à l'autre, leur village soit décimé. Si tous les clans n'ont pas l'obscénité de celui de Verdun, aucun ne peut se vanter d'un comportement exemplaire vis-à-vis du bétail humain et la plupart ne cherchent pas à restreindre la consommation de sang de leurs membres, ce qui semble par ailleurs relever de l'impossible.

[…]

Il est fréquent de voir les différents membres d'un clan se lier à l'aide d'un lien de sang mais cela ne semble pas être une obligation. Cependant, nous avons la certitude qu'une fois entré dans un clan, il est impossible d'en sortir, à moins de commettre l'irréparable et d'assassiner le chef de ce clan. Ainsi, lorsqu'un jeune vampire désire entrer dans un cercle, il doit d'abord prouver sa volonté d'en faire partie et les épreuves qu'il subit demeurent à la discrétion du maître qui sera le seul pouvant décider de l'avenir qui attend le postulant. Il arrive que les candidats rejetés soient tués plutôt que d'être relâchés dans la nature mais la pratique tend à disparaître, ce dont nous ne pouvons que nous réjouir.

L'entrée dans une Famille est impossible à moins de partager le sang d'un de ses membres. Généralement, le don du Sang à un mortel est décidé par le conseil de la Famille, formé des membres les plus anciens et les plus importants qui la composent ; aussi l'entrée d'un nouvel infant dans le cercle est-il facilité par son acceptation unanime. Si un membre de la Famille s'avise de créer sans demander au préalable l'avis du conseil, il risque de graves châtiments allant quelque fois jusqu'à la mort définitive. Bien évidemment, au sein de ces cercles, les lois concernant le respect dû à son créateur sont plus strictes encore qu'à la cour de Vasteval et ne sauraient être bafouées.


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MessageSujet: Re: Des Nocturnes et du Sang   Mer 12 Sep - 13:54

Liens et promesses de sang



Nous savons déjà l'importance du sang pour les vampires mais n'avons pas encore évoqué celle, infiniment supérieure, du Sang. Les nocturnes se considèrent comme dotés d'un pouvoir qu'il convient de respecter, voire de révérer, et tiennent en haute estime les fluides qui coulent dans leurs veines. C'est la raison pour laquelle une loi vampirique intime les vampires à ne pas changer n'importe quel humain en l'un des leurs, une autre interdit formellement de tuer un être de Sang. Faire couler le sang d'un vampire est un crime considérable. Cependant, il arrive que dans certaines situations, ce crime devienne le support d'une promesse ou d'une institution extrêmement puissante : le lien de sang.

Parlons d'abord de la promesse de sang. Celle-ci est scellée entre deux ou plusieurs êtres mais seul celui qui promet doit verser son sang. Il arrive que la chose soit conclue lors d'une cérémonie mais plus souvent, il s'agit simplement d'un échange à l'aspect informel – aspect seulement, car aucun serment n'est plus puissant et important qu'une promesse de sang. Par tradition, on ne peut faire de promesse de sang qu'à un égal ou un supérieur dans la hiérarchie et en âge, on peut cependant voir une notion fort pratique dans cette coutume : en effet, quelqu'un qui romprait la promesse de sang se verrait criminel aux yeux des lois ; or il serait fort aisé pour un membre de la Camarde d'échapper au châtiment s'il avait brisé une promesse faite à un simple midian. Il convient de ne jamais mentionner cet aspect des choses, nous nous permettons ici de le faire par souci d'exhaustivité.

Le rituel permettant d'évoquer une promesse de sang est tout à fait simple : celui qui promet verse une quantité de sang d'autant plus importante que sa promesse est puissante, celui à qui ce sang est promis peut choisir d'en boire une petite quantité ou non. Certains préfèrent coucher la promesse faite par écrit afin de sceller le contrat et d'obtenir une sécurité judiciaire supplémentaire. On dit qu'il est théoriquement possible de contracter une promesse de sang pour un non-vampire mais le cas n'a encore jamais été observé : en effet, aux yeux des nocturnes, cette promesse est non seulement un rite mais aussi un pouvoir physique. Une croyance populaire dit qu'un vampire rompant sa promesse risquerait d'en mourir de douleur, incapable de supporter le sang vicié qui coulerait alors dans ses veines ; toutefois, les êtres dans ce cas ont rarement survécu assez longtemps pour témoigner.

Le lien de sang est une institution plus complexe et plus forte encore que celle de la promesse de sang. Il s'agit cette fois d'un échange de sang entre deux vampires, souvent d'âge équivalent, afin d'éviter tout impact négatif du Sang sur l'autre. Plus un vampire est ancien, plus son sang est puissant, aussi beaucoup de vieux nocturnes se refusent-ils à se lier à qui que ce soit. Le lien de sang est en effet une relation plus étroite que le mariage des humains, bien plus étroite ; elle ne laisse pas la place à l'infidélité ou au mensonge, non qu'ils soient proscrits, mais ils sont physiquement impossibles. Deux vampires liés seront à tout jamais capables de connaître les pensées de l'autre, de savoir en permanence où se trouvera leur compagnon, d'éprouver sa peine, sa douleur, son extase. Cela équivaut à une promesse de sang à deux sens faite à l'échelle d'une vie vampirique, car rien ne pourrait briser un lien de sang.

Si les lois punissent quiconque trahit un lien de sang ou le bafoue, il est cependant rare qu'elles puissent s'exécuter, car généralement le vampire en cause trouve la mort avant d'avoir pu tomber sous le coup de la justice. La puissance de ce lien fait que peu de nocturnes y ont encore recours et ceux qui jadis s'en servaient pour assurer la fidélité de leurs esclaves ont abandonné cette idée, ayant trop de fois été trahis par les leurs ; ce qui entraîne également de graves conséquences sur celui qui a été trahi. Généralement, si un des deux membres du lien de sang meurt, c'est le cas de l'autre.

Souvent, dans les Familles et certains clans, les différents membres se lient par le sang. Il semblerait que le rituel opéré est bien différent du rituel commun mais, à l'heure actuelle, nous n'en savons pas plus sur le sujet.


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MessageSujet: Re: Des Nocturnes et du Sang   Ven 7 Déc - 17:28

Naissance à la nuit



La transformation d’un humain en un être de Sang, un vampire, est appelé par certains la « naissance à la nuit ». Celle-ci peut revêtir de multiples noms et s’effectuer selon des rites ou rituels très variés, voire même de manière relativement plus informelle. Ces derniers cas sont cependant bien plus rares car cette entreprise est considérée par le peuple vampire comme un acte particulièrement important, si ce n’est comme l’instant le plus décisif dans la vie d’un vampire. Basée sur un échange de sang entre deux individus, elle est l’exemple même de toute la révérence que ce peuple accorde au Sang. Il serait possible de lister les principaux rituels utilisés pour procéder, ou expliquer de manière objective les principaux effets de cette transformation, mais nous préférerons laisser parler les individus les plus aptes à nous décrire le processus : les transformés eux-mêmes.

Sont ici rassemblés de multiples textes et témoignages tout à la fois concernant les rites, la transformation elle-même, mais aussi les liens qui peuvent unir un infant et son créateur. L’expliquer autrement relèverait d’un exercice désincarné qui ne saurait révéler toute la profondeur d’un tel lien. Cependant, il ne fut pas aisé de rassembler ainsi ces écrits. La naissance à la nuit peut certes constituer l’un des plus importants instants dans la vie d’un vampire, elle n’en est pas moins considérée comme un moment extrêmement intime qu’il est mal vu d’aborder avec qui que ce soit.

Ainsi, de nombreuses pratiques restent aujourd’hui encore obscures et inconnues de tous, y compris du peuple vampire lui-même. Il n’est pas rare que même entre l’infant et son créateur, ce sujet reste tabou. Aucun d’eux n’en dira mot par la suite, que ce soit à son partenaire ou à un tiers. Il existe bien sûr des exceptions, mais ces êtres sont alors très mal vus par le reste de la communauté. Celle-ci tient sur le vampire découvert une force de pression assimilable à la découverte d’une faiblesse. Or, il est d’acception commune qu’un vampire dévoilant une quelconque faiblesse ne survit guère longtemps, et ce particulièrement dans la capitale.


« Je m’en souviens comme si c’était hier. Comme s’il venait de me faire. Oui. Il m’a façonné, de ses mains et de son sang, de son puissant esprit qui m’envahissait tout entier, qui plongeait ma conscience dans un univers rouge, et noir, et vert, et explosant d’innombrables odeurs et d’indicibles bruits assourdissants. Je ne fus plus jamais ce que j’étais, je ne serais jamais plus que ce que je suis. Il est si difficile aux autres créatures peuplant ce monde de comprendre ce sentiment. Le lien qui m’unit à lui est plus fort que tout ce qui peut être ici-bas et s’il m’a tué, il m’a également fait renaître. Pour cela je l’ai haï et adoré de concert. Car c’est à son encontre que se sont dirigés mes sentiments les plus puissants. Petit à petit, mon emprise sur ce nouvel état qui était désormais le mien m’a permis de prendre du recul par rapport à tout ceci. Cependant la révolution qui s’opéra en moi à cette époque fut telle qu’elle persiste encore aujourd’hui, comme une compagne insatiable. Je ne me libèrerais jamais entièrement de son emprise. Je le sais bien. Je pourrais toujours tenter, comme d’autres, de m’éloigner, de renier ce lien ou de noyer tout ceci dans une haine aveugle, mais je préfère encore rester lucide, et vivre en accord avec ma nature. »

Extrait d’un journal intime. Les pages semblent en partie calcinées, mais on peut y lire le nom de Quantyn sur la couverture.

--


« Acte 1 : Le Don Immortel
Le Don Immortel est un présent ultime accordé à l’un des membres du bétail humain lorsqu’il s’élève à de plus grandes aspirations. Le mortel devra être supporté par l’un des membres principaux du Clan et faire l’objet d’un test préalable. Les épreuves resteront à la discrétion du Haut Conseil et pourront être modifiées en fonction de l’humain en question. Si le candidat survit à cette évaluation et parvient à recueillir l’approbation de l’ensemble du Haut Conseil, il pourra alors recevoir le Don Immortel. Le rituel devra alors être suivi à la lettre sous peine de dissolution par l’épée tout à la fois du mortel aspirant ainsi que de son parrain (le vampire qui l’aura présenté au Clan).
L’ensemble du Clan devra être présent au rituel. Celui-ci se déroulera dans la Chambre du Conseil durant les dernières heures de nuit, avant la levée de l’astre diurne. Ainsi, l’humain saura qu’il doit à présent tourner le dos à cet ennemi solaire.
Le parrain goûtera le sang du mortel afin de certifier qu’il ne soit vicié d’aucun mal, autant physique que mental. Puis, chaque membre du Haut Conseil fera de même pour assimiler ce nouveau sang au leur (le Sang du Clan). A nouveau, le parrain s’abreuvera de son infant avant de lui offrir son propre Sang.
Le visage du mortel sera couvert d’un voile opaque et mené hors de la Chambre du Conseil. Son parrain creusera profondément la demeure de son dernier repos en tant que bétail mortel, dans la terre qui appartient au Clan. Là reposera le mortel qui sera alors recouvert de la terre du Clan. Il y passera la journée du lendemain pour y subir sa première mort. Il devra ensuite, aux premières lueurs de la lune, sortir de terre par ses propres moyens. S’il n’y parvient pas, il sera déterré puis brûlé sur le champ. S’il se montre assez fort et digne du Sang cependant, il sera alors accepté au sein du Clan et considéré comme Frère Immortel à part entière. »

Extrait du Livre de Clan de la Famille Cambria, certainement volé après la dissolution inexpliquée du groupe. Il fut retrouvé sur un vampire atteint de démence. Impossible de lui extorquer la moindre information supplémentaire.

--

« Ma chère et tendre,
Voilà si longtemps que je n’ai eu la possibilité de voir ton visage. Pourtant, il reste ancré dans mon esprit sans que je ne puisse l’effacer. Peut-être n’étais-tu pas si blonde, ou si élégante, mais il semble que mon esprit tende à te dessiner toujours plus belle. Les années passent, et il m’apparaît certain que je te redessine dans mes songes plus improbable que tu ne l’es. Je ne sais s’il arrive à d’autres Sires de ressentir cela, et je m’interroge encore sur le fait que la disparition de cette frontière, entre la réalité de mes souvenirs et mon imagination me chagrine ou m’émerveille. Ce qui est certain, c’est qu’il ne passe pas une seconde sans que tu sois là, quelque part, au fond de mon esprit. Bien sûr, tu n’es parfois qu’une faible présence qui coule dans mon sang et durant des années, je n’ai pas prêté attention à ta présence en moi. Pourtant, hier au soir plus que jamais tu t’es rappelée à moi. Je pensais que ce lien du Sang, qui nous unissait si profondément auparavant, se tarirait au fil des siècles. Pourtant, hier au soir tu t’es rappelée à mon souvenir avec tant de force que je n’ai su le supporter.
Je me rappelle la première fois que je t’ai vue, recroquevillée dans les rues sales de Rome. Ton cœur battait encore, à cette époque. Je te voulais, et pour cela j’ai pris ta vie. La décision ne fut pas aisée, et j’ai longuement hésité. Je n’ai pourtant pas pu me résoudre à te laisser vivre tranquillement ta petite vie de mortelle. Je voulais te lier à moi, et ainsi je t’ai conduite à la nuit et ses merveilles. Merveilles qui se changent aujourd’hui en cauchemar, ce me semble. Voilà bien longtemps que tu as décidé de poursuivre seule ton chemin dans la nuit, et je t’ai laissé prendre tes distances, avec la certitude qu’un jour tu me reviendrais. Mais hier, je le sais, tu as disparu de ce monde dans lequel je t’avais mené. Tu as disparu de tous les mondes, d’ailleurs, alors que la Mort Véritable te saisissait. Tu as souffert, je le sais. Je l'ai senti. Comme une brûlure dans mes veines. Une flamme lancinante qui m’a tenu en échec durant de longues minutes. Puis il y a eu un silence. Une absence terrifiante qui ne pouvait être comblée, car elle provenait de l’intérieur. Je ne sais comment tu t’es éteinte, ni pourquoi, et encore moins qui en est responsable. Tu es la seconde enfant que je perds ainsi et chaque fois, je me sens mourir à nouveau. Tu me manques déjà. Tu me tortures de ton absence et aucune douceur ne pourra t’effacer à mon souvenir. Tu es en moi à jamais.
De tout mon Sang,
Thétos »

Une lettre dissimulée dans un livre de la chambre de Thétos Moreas, noble vampire décédé quelques jours plus tôt (il se sera offert au Soleil). Elle ne semble jamais avoir quitté la pièce.

--


« En tant qu’érudit, il m’a été donné d’étudier nombre d’us et coutumes de la société vampirique. Etant moi-même un membre de ce peuple, il m’est parfois difficile de conserver une certaine objectivité sur certains sujets. Pourtant, il est de mon devoir de les traiter également. L’un d’entre eux, un sujet qui mérite pourtant la plus grande attention, concerne la création de nouveaux vampires. Je me suis toujours arrangé pour éviter le sujet mais il semble aujourd’hui que je ne peux pas fuir davantage. La tragédie dont j’ai été témoin m’invective de me plier à un exercice douloureux mais nécessaire de mise en garde à l’attention des créateurs en devenir. L’acte de transformation qui change un mortel en être de Sang a toujours été enveloppé de mystères et de tabou, mais il ne faut pas oublier qu’il est également dangereux tout à la fois pour le vampire que pour le mortel ayant attiré ses faveurs. Ainsi seront retranscrites ici les principales règles à respecter dans le but de protéger l’ensemble de la société vampirique et plus individuellement chacun de ses sujets.
Le mortel choisi devra posséder un corps et un esprit suffisamment sain et solide pour résister à la transformation. Il n’est là ni question d’éthique ni de sélection subjective, mais bien d’éléments dont dépendent la bonne marche de la manœuvre. Un être trop faible ne survivra pas au processus et, même s’il parvient à renaître, possèdera une constitution affaiblie qui ne lui permettra pas de s’intégrer à la société vampirique. De même, ces êtres trop jeunes ou trop faibles ne pourront pas engendrer à leur tour, sous peine de mettre leur vie ainsi que celle de leur futur enfant en danger. Ainsi se créeraient des lignées au sang vicié, fragiles, menaçant de s’effondrer à tout instant en causant d’éventuels dommages collatéraux à d’autres lignées saines.
De même, il est d’acception commune que la puissance du Sang augmente avec l’âge du vampire. Ainsi, seul un enfant de la nuit suffisamment ancien pourra procréer sans induire les mêmes risques que cités précédemment. Le jeune sot qui tenta il y a peu encore de partager son don avec son ancien frère naturel ne réussit qu’à tuer ce dernier qui ne se réveilla jamais de sa première mort humaine. Il aura eu beau lui fournir une importante quantité de son propre sang afin de le faire renaître à la nuit, il ne réussit qu’à s’assécher lui-même et se trouve aujourd’hui encore en situation plus que précaire. Il n’est pas encore certain qu’il parviendra à survivre à cette épreuve. Seul le temps nous le dira. »

Un parchemin de Hrisskar, érudit vampire qui nous donna gracieusement accès à sa bibliothèque de recherche

--

« Mon Seigneur,
Je vous écris aujourd’hui afin de vous faire parvenir les derniers événements survenus au cours de notre lignée, ainsi que pour quémander Votre gracieuse approbation sur la constitution de l’héritage spécifique qui lui est lié. Cette requête Vous apparaît certainement peu ordinaire en regard à la perte très prononcée de ce genre de demandes à notre époque. Si les lignées générationnelles portaient il y a quelques siècles une signification bien plus prononcée qu’aujourd’hui, notre lignée a su perdurer et nous sommes de ceux qui croient encore en la force qu’elle peut porter. Soyez assuré de la plus grande dévotion des nôtres à votre cause. Or, afin de mieux vous servir, nous souhaitons porter à Votre attention la naissance en nos rangs d’un nouvel individu, dernier né. Celui-ci sera consigné dans les registres tels que nous les rapportons ici. Les biens et possessions de son Père lui seront légués, s’il Vous est grâce de l’accepter, lorsque celui-ci rencontrera sa mort véritable. Ainsi, la puissance que le Père apportait à Votre cause sera transmise au Fils qui vous servira avec une ferveur d’autant redoublée.
Ainsi je Vous prie au plus bas de daigner accéder à notre demande. »
De toute la puissance de notre Sang,
Maximus, Lignée Dexius

Missive à l’attention de l’Empereur, probablement interceptée par une Lignée rivale. D'autres feuillets semblent manquants.

--


« Seigneur Rockwell,
Je me présente à vous sous le nom d’Anselme Neumann afin d’éclaircir la situation particulièrement tendue qui nécessite, semblerait-il, quelques éclaircissements sur votre position actuelle. Après les traumatismes provoqués par vos méthodes brutales et barbares sur votre propre progéniture, la Loi Impartiale et Implacable de notre bien-aimé Empereur m’a solennellement désigné comme le tuteur légal de l’infant. Cette procédure extrêmement rare est le résultat d’une réaction vitale à votre évident manque de discernement quant à l’élévation d’un nouveau-né au monde de la nuit. La vie de ce dernier ayant été mise en danger à plusieurs reprises, il fut indispensable de retirer le nouveau vampire de votre coupe. Ainsi vous prierais-je de cesser immédiatement toute tentative d’approche de l’infant en lui-même. Il vous est interdit de vous immiscer dans la moindre parcelle de son existence. Or, il semble évident que le lien psychique qui vous relie tous deux ne peut être si aisément détruit, à mon plus grand désarroi.
Vous possèderez toujours une emprise sur son esprit mais je vous intime à ne pas oublier qu’il en possèdera également une sur le vôtre, lorsque sa maturité lui permettra d’en prendre conscience. Aussi vous demanderais-je avec la plus grande insistance de cesser vos intrusions dans son esprit au plus tôt, afin de ne pas animer plus avant la flamme de haine qu’il pourra nourrir à votre égard malgré son évidente terreur actuelle à votre encontre. De plus, s’il vous semble nécessaire de rapporter la moindre information à son propos ou s’il vous est besoin de poser de plus amples question, vous devrez m’en référer en toute priorité. Je n’accepterais pas que vous attentiez à nouveau à l’équilibre de l’infant et espère sincèrement que cette missive vous aura éclairé quant à votre position ainsi que la mienne désormais.
Bien cordialement malgré tout,
Anselme Neumann »

Lettre envoyée à un certain Seigneur Rockwell, retrouvé dans ses papiers personnels à la suite de son arrestation


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MessageSujet: Re: Des Nocturnes et du Sang   Mer 30 Jan - 18:58

La Camarde : noblesse de Vasteval



Il n’est pas aisé pour tout jeune vampire de saisir la complexité de la société vampirique. Celle-ci peut même se révéler l’un des éléments les plus dangereux pour la vie de ces enfants nés à la nuit, grisés par leur récente découverte de ce nouveau monde. Ils n’en connaissent pas les équilibres, et ses jeux d’influences peuvent bien vite les mener à glisser sur la dangereuse pente qui les mènera à une seconde mort prématurée. C’est pourquoi nombre de créateurs préfèrent soit éloigner leur progéniture de la capitale durant les premières années, soit la former très rapidement à l’obéissance et la prudence. Bien entendu, le statut social de certains créateurs pourra procurer un semblant de protection à l’infant mais rien ne semble moins sûr. D’influents géniteurs peuvent s’imaginer que leur position réduit le nombre de menaces pesant sur leur progéniture, mais cela ne fait qu’augmenter le danger des quelques plus restreintes menaces qui demeurent. Il est toujours question, au cœur de la capitale, de se montrer confiant sans pour autant oublier de ne jamais tourner le dos à son meilleur ami.

Le parchemin ici présent constituera un préambule à la longue et difficile étude menée par mes soins sur les multiples dimensions politiques de la société vampirique au cours des cent quarante dernières années. Bien entendu, dans un souci de conservation de mes travaux mais également de ma propre intégrité physique, aucun nom ne sera explicitement cité. Cette étude ne se réfèrera qu’à des pratiques communes et anonymes. Ainsi sera assurée la pérennité de mes recherches et leur mise à disposition de tous les néophytes qui souhaitent en apprendre plus sur cette nouvelle société qui est désormais la leur. Je ne peux que recommander vivement à tout jeune vampire de prendre connaissance de ces lignes avant de se jeter fiévreusement dans une bataille dont il ne connait pas les tenants ou les aboutissants.

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Il existe de nombreux rôles et hiérarchies au sein de la société vampirique, et nous n’aborderons ici que la plus imposante organisation existant à Vasteval. Afin de considérer de plus amples informations concernant les hiérarchies des familles et clans hors de la capitale, veuillez vous référer à l’excellent travail mené par mon confrère Philippe Apoulos, érudit vampire, dans son volume « Litaneia tou aimatos ». Ainsi nous nous attacherons particulièrement au « phénomène Vasteval », cœur pulsant du Sang de la société vampirique elle-même. La capitale est l’organe principal régissant un réseau bien plus complexe de sous-ensembles qui s’étendent dans l’ensemble du monde connu. Son influence tout autant que son système politique et économique fonctionne ainsi selon une organisation rayonnante, avec Vasteval au centre. Le système princier établi par l’Empereur Lui permet de posséder trois individus considérés comme des extensions directes de son pouvoir déconcentré sur les provinces colonisées par les vampires. Leur position particulière leur permet de référer directement à l’Empereur de tout sujet qu’ils doivent porter à Sa connaissance. En dehors de ces princes, toute autre personne doit généralement passer par l’approbation d’un des Trois Conseillers avant d’accéder à l’Empereur en personne. La Camarde, quant à elle, se situe en retrait de l’ordonnancement de ces affaires officielles, comme nous allons le voir par la suite.

En effet, la société vampirique est régie par une myriade de lois officielles, ratifiées par l’Empereur au cours de son règne et parfois proposées par les Trois Maîtres, conseillers de Notre Souverain. Outre ces lois officielles clairement énoncées, il existe plus encore de règles muettes, d’organisations officieuses et de non-dits tout aussi importants voire fondamentaux. Sans eux, la société vampirique ne possèderait pas toute la profondeur qui la caractérise. Celles-ci naissent des mœurs et coutumes de La Camarde pour la plupart d’entre elles, cette noblesse si caractéristique à Vasteval qui entoure l’Empereur selon un savant mélange de proximité et de distance avec Sa Personne.


Bien entendu, il n’est pas rare de voir se développer de semblables règles informelles impulsées par l’Empereur lui-même, qui joue alors de cette partie d’échecs millénaire au sein de la capitale. Cependant, il s’y prête et s’en retire comme bon lui semble, en tant que Souverain absolu possédant tous pouvoirs. L’Empereur joue ainsi d’un double réseau à son service, l’officielle voie qui lui permet d’asseoir publiquement son autorité et les moyens plus discrets impulsés au sein de La Camarde, qui lui permettent d’étendre son pouvoir plus profondément encore dans les viscères de la cité et de la société vampirique. Cependant, si cet outil peut Lui être d’une grande utilité, Il n’en possède le contrôle qu’à certaines conditions. Il lui est vital d’en soupeser l’équilibre, d’en connaître les membres et les moindres viscères, d’intercepter les murmures et d’user de ces mêmes procédés. C’est en jouant de ses règles internes qu’Il
peut alors user du pouvoir de La Camarde. Se positionner frontalement contre ses lois officieuses serait sans doute pour Lui (et la société vampirique) un dangereux défi, et certainement une erreur stratégique. Voilà pourquoi jamais cette situation ne s’est présentée durant les deux derniers siècles. De Ses doigts, l’Empereur modèle et envoûte La Camarde en se plongeant en son cœur pour en maîtriser les battements. Cependant, Il n’est pas à l’abri de quelques mouvements incontrôlables, impulsés par certains individus influents. Il se doit alors de composer avec eux, sans jamais perdre de vue le double caractère de cette noblesse : son importance stratégique, mais également sa dangerosité.

De même, les différents individus gravitant autour de la Camarde sans pour autant parvenir à la pénétrer tentent d’y lancer quelques mouvements de leur propre initiative, dans le but de s’y faire accepter. Mais le jeu en est bien souvent dangereux pour qui n’est pas officiellement accepté dans cette sélective noblesse vampirique. Bien peu seront arrivés à s’y élever sans un véritable soutien de la part d’autres membres ou d’une solide généalogie. D’autres s’imaginent jouer dans cette « cour des grands », sans parfois se rendre compte qu’ils sont les pathétiques pantins d’une noblesse encline à jouer avec ces jeunes arrogants comme autant d’animaux de compagnie ou de pions sacrifiables.
Ces jeux et facéties dangereuses seront plus longuement détaillés dans le premier tome de mes recherches, « Essai sur les lois muettes de Vasteval : lorsque le silence regorge de pouvoir. »



La Camarde est ainsi formée de certains éléments parmi les plus influents de Vasteval, non seulement par leur position actuelle mais également grâce à la renommée de leur Sang (leur legs familial). Que ce soit par leurs propres moyens ou par la voie de l’héritage (il s’agit souvent d’un savant mélange entre les deux), ils se sont tous forgé une place d’une manière ou d’une autre, n’hésitant pas user de stratagèmes parfois redoutables. Se hissant ainsi au-dessus du reste de la populace, ils peuvent alors officiellement entrer dans la danse funèbre qui relie tous les membres de La Camarde. Certains d’entre eux parviennent à obtenir, de la part de l’Empereur, certains titres et distinctions honorifiques à la suite d’un acte remarquable, qu’il soit militaire ou économique. Ces individus sont alors révérés par les membres les plus humbles de La Camarde et le poids de leurs décisions tend à influer sur les autres membres. Toutefois, ils ne sont pas pour autant immunisés contre les dangers de la noblesse. Si l’un de ces immortels poissons, aussi gros soit-il, venait à nager seul à contre-courant il serait pour ainsi dire noyé et broyé par la puissance du courant.

L’équilibre de La Camarde est un très bon indice de la stabilité dans laquelle la société vampire se situe, à un temps donné. En effet, durant les longues périodes d’équilibre et de paix, ses membres changent très peu et il n’est pas rare de voir cette noblesse conserver les mêmes membres durant plusieurs décennies. Cependant, dès lors que la stabilité politique ou économique dans
et hors de la capitale est menacée, les choses commencent à bouger. Durant les temps de guerre, il est particulièrement intéressant de remarquer quelles sont les rares têtes qui parviennent à maintenir leur position face aux multiples changements qui interviennent pour leurs pairs. Il existe deux manières de quitter La Camarde, d’ailleurs. La mort, ou la déchéance. Or, aucun de ces deux cas n’est enviable. La plupart du temps, entrer dans La Camarde signifie s’offrir à elle jusqu’à sa mort définitive. La déchéance est le plus souvent suivie d’une chute sociale brutale qui n’équivaut pas à bien mieux que la mort véritable, pour ceux qui se sont hissés jusqu’à ces hauteurs vertigineuses.


"Bienvenue en société vampire : pulsations de la Cité Mère" ; Hrisskar, érudit vampire
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