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 Sven Diagonescu

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Petit Lézard
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Messages : 17
Date d'inscription : 30/10/2012

MessageSujet: Sven Diagonescu   Mar 30 Oct - 18:29

Nom : Diagonescu
Prénom : Sven
Surnom(s) : le Dragon
Âge : la trentaine
Sexe : Homme
Race : Humain
Rang, emploi ou fonction : Chevalier Inquisiteur
Opinions politiques : Dévoué à l'Inquisition et aussi fervent que tous ceux qui ont quelque chose à se reprocher.
Blason, couleurs, emblème : /

Physique :
C'était un homme aux mains fines et aux yeux gris comme il y en a tant, peut-être pas un noble mais du moins un bourgeois, assez riche pour n'avoir jamais travaillé dans un champ. Le temps fit son teint plus parchemineux et son regard plus vague, plus lointain, il demeura cependant agréable au regard jusqu'à la fin. Il n'était pas le plus beau des hommes, assurément, trop fade pour cela, mais force était de reconnaître un certain charme aux prunelles d'argent et aux mèches de cheveux châtain qui encadraient son jeune visage. On ne pouvait le qualifier de grand ni de fort, il avait l'aspect à la fois robuste et malingre de ces riches qui n'ont jamais souffert ni de la faim ni de l'effort.
Le problème résidait dans sa voix, cette voix de crécelle qui n'avait rien de commun avec son physique plutôt avenant. Qu'il ouvrît la bouche et on regrettait son existence, parce qu'il semblait entendre un grincement désagréable, un grincement peinant à former des mots. Certains pensaient à l'époque que ce n'était pas de naissance, d'autres disaient qu'il en avait souffert toute sa vie.
Psychologie :
De fait, Sven Diagonescu était un homme de peu de mots et avait développé une délicieuse manière de s'exprimer par quelques gestes et expressions bien placées. Selon lui, quand on souffrait de pareil handicap, il fallait compenser par un éternel sourire et une bonne humeur sans faille. On ne l'a jamais vu ni pleurer, ni s'énerver, ni perdre pied : toujours et encore, devant l'adversité, Sven opposa un sourire d'une émouvante simplicité.
Bien entendu, les plus perspicaces disaient de lui qu'il se cachait derrière ce sourire comme un masque et qu'on ne pouvait lui faire confiance. D'autres prétendaient qu'il y dissimulait de graves blessures au coeur et qu'il valait mieux ne jamais aller les remuer. Peut-être en sortirait-il une terrible colère, un désespoir sans fond, une méchanceté implacable... On refusa donc de se frotter à l'homme, on le considéra comme une agréable compagnie de peu de mots et un bon soldat, et ainsi la messe fut dite.
En effet, cette nature silencieuse en fit un homme direct, allant droit à l'essentiel et connaissant les moyens d'y parvenir sans trop de heurts. Ni fin stratège ni bon dirigeant, il se retrouva naturellement à un poste subalterne au Nord, sous les ordres du Seigneur Kassandra qu'il décida de servir aussi bien que ses facultés le lui permettaient. Un homme sans histoires, en fait. Ou peut-être pas.

Arme(s) : Une épée longue, lourde à porter mais efficace.
Pouvoirs : /
Signe particulier : /
Ce que vous avez sur vous : Les habits noirs de l'Inquisition. Il porte toujours un médaillon contre son coeur et prétend que c'est pour le protéger des coups.
Ce que vous savez des autres personnages :
Son supérieur est Séléné Kassandra, il ne l'a jamais plus fréquenté que de raison. S'il éprouve de la sympathie ou non pour la Main du Nord, nul ne le sait, et il en va de même pour ses frères de l'Inquisition.
C'est un fervent croyant qui éprouve une haine violente de tout ce qui n'est pas humain, et même de certains humains.

Histoire :
Ni sa naissance ni sa jeunesse n'ont d'importance. A l'heure de sa mort, on ne racontera que les événements qui ont tout gâté, qui ont fait de sa vie ce qu'elle est aujourd'hui. Il est inutile de se perdre en spéculations quant à ce qu'il serait si les dieux ne s'étaient pas montrés si cruels, car les dieux se montrent toujours cruels, et ils n'ont épargné aucun homme depuis la naissance du monde. Sven ne fut pas l'exception qui confirma la règle.

Il naquit en France de parents Roumains, des nobles exilés par les guerres civiles de Russie qui eurent tant d'impact sur leurs vies si bien rangées. Peu de temps après lui vint une soeur, Eryn, blême et maladive mais adorée au-delà des mots. Leur jeunesse se passa comme toutes les jeunesse pour qui a de quoi subvenir à ses besoins immédiats, ils reçurent une relative éducation, suffisante pour faire d'eux des candidats aux cours des plus petits suzerains. Eryn devint femme de chambre d'une comtesse et Sven resta à cette cour, gagnant rapidement l'amitié de chacun. On dit qu'à cette époque, sa voix était grave et délicate, qu'il ne portait pas encore le médaillon qui ne le quitte jamais et qu'il s'agissait d'un homme ombrageux, colérique, qui prenait un indicible plaisir dans la souffrance d'autrui. Jouissant d'une position privilégiée à la cour de par un mariage avec une femme plus noble que lui qu'il avait séduite par de belles paroles, il trouvait amusement et plaisir dans les tourments infligés aux plus petits, aux moins chanceux.
Ce n'était jamais grave, non : c'étaient de petits tracas infligés comme par un enfant, un de ces enfants qui jettent des cailloux aux oiseaux sans comprendre la gravité de leur geste. Sa soeur a toujours tâché de le raisonner, d'en faire un homme plus doux, et à ses côtés il y parvenait encore. Loin de sa femme et de son rang nouveau, aux côtés d'Eryn, il trouvait la force d'être bon et chaleureux, comme si cet état lui était si peu naturel qu'il ne sût l'arborer au quotidien. Cette vie aurait pu continuer longtemps et de façon exemplaire, Eryn temporisant ses excès, mais plusieurs événements se produisirent au même moment qui transformèrent cette routine en enfer.

Il y avait un homme à la cour, un dénommé Pascal. Il n'était pas particulièrement beau ni particulièrement riche et dépassait de beaucoup Eryn en âge, ce qui n'empêcha pas la jeune femme de tomber éperdument amoureuse de lui. Pendant quelques mois, il fit à Eryn maintes et maintes promesses, jurant de l'épouser, jusqu'à ce que Sven découvrît la vérité : l'homme était marié et son épouse, Sophie, attendait un enfant. Eryn en eut le coeur brisé, elle cessa de manger, de vivre, pleurant chaque jour fait par Dieu, et Sven ne le supporta pas.
Il advint qu'à peu près à la même époque, il rencontra lui-même l'amour et que cet amour, à l'image du Pascal d'Eryn, le perdit. Elle s'appelait Judith et, comme il devait le découvrir bien plus tard, c'était une sorcière.
Se jouant de l'amour fou et immature qu'il lui portait, elle parvint à le manipuler, à le pousser à utiliser un de ses philtres contre l'épouse de Pascal afin de l'en libérer. Encore jeune et naïf, Sven, alors âgé d'une vingtaine d'années au plus, obéit sans trop réfléchir aux injonctions de Judith. Il apprit quelques jours après que la jeune femme à qui il avait fait boire le poison avait perdu les jumeaux qu'elle portait avant de mourir des complications de cet avortement forcé. Judith ne se défendit pas d'être la cause de ce décès, elle se rit même de la naïveté de Sven, et disparut en le laissant seul pour affronter les conséquences de son acte.

Bien sûr, elles ne furent pas bénignes. On le condamna à mort pour sorcellerie mais pis encore, sa soeur, la douce Eryn, se suicida, incapable de supporter le crime de son frère. Son corps ne fut pas retrouvé et Pascal disparut de la cour peu après, ne laissant derrière lui aucune trace, aucun mot.
Fut-ce la chance ou un tour cruel du destin ? Judith fit une dernière apparition et vint sauver Sven de la corde, lui permettant de s'échapper au dernier instant, alors que la corde avait déjà ravagé ses cordes vocales, et, s'il le désirait, de devenir son apprenti. Pendant quelques années, il la suivit, apprenant avec elle quelques arcanes de l'art sombre auquel elle s'adonnait, jusqu'à ce que la culpabilité le rattrape, si vive qu'il ne put y échapper.
Une nuit, il abandonna Judith endormie dans sa couche et partit sur les chemins de Rome, espérant trouver dans le rôle de Chevalier une rédemption presque impossible. Meurtrier, sorcier, il avoua tout, désireux de se confesser, d'expier ses nombreux péchés, et la clémence de celui à qui il s'était livré fut assez grande pour lui permettre d'entrer dans le Saint-Ordre.

Désormais chevalier, il combat le Mal qu'il a si intimement connu de toutes ses forces, brûlant les sorcières comme on ferait griller du pain. La peur le tiraille, la peur qu'un jour Judith le retrouve et lui fasse payer son abandon, la peur que sa soeur réapparaisse sous les traits d'un monstre, la peur de tout...
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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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Rôle: Petite fille

MessageSujet: Re: Sven Diagonescu   Mer 31 Oct - 10:37

Personnage validé



Nul ne combat plus violemment que ceux qui se combattent eux-mêmes. Mais qui gagnera cette lutte ?
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Sven Diagonescu

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