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 Les Porteurs de la Croix

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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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MessageSujet: Les Porteurs de la Croix   Ven 7 Déc - 17:43

Les Porteurs de la Croix



Bien plus d'informations au sujet des Inquisiteurs. Si la lecture est facultative, elle peut néanmoins se révéler intéressante.



Dernière édition par La Petite Fille le Ven 7 Déc - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les Porteurs de la Croix   Ven 7 Déc - 17:43

De la lumière à la décadence
Histoire de la fin du Temple



1307 : Annus Maledictus

Près de deux siècles après sa fondation, l'Ordre du Temple semblait au sommet de sa puissance. Il avait connu de nombreux conflits, en Terre Sainte, en Ibérie, et parfois jusqu'en son sein. Mais de la guerre ils avaient, conformément aux termes de leur mission, fait naître de la paix. Et de la paix naquit leur richesse. Le nombre de commanderies templières et leur disposition tout autour du bassin méditerranéen en faisaient des emplacements clés du commerce et du transit du monde romain à la Terre Sainte. Habiles financiers, les hommes du Temple firent fructifier un système de banques et de crédits sans égal, et s'enrichirent ainsi considérablement, en marge de l'autorité vaticane, échappant au contrôle des rois et des clercs.

Mais la richesse est source de jalousies, et sans guerres à mener, sans pèlerins à protéger, qui pouvait encore justifier l'existence du Temple ?

Les chevaliers payèrent alors les frais de leur vanité. le vendredi 13 octobre 1307, les hommes d'armes du roi de France Philippe IV le Bel investirent les commanderies du royaume, et arrêtèrent les moines-soldats. Convaincus de leur innocence, et que l'injustice qui leur était faite allait être rapidement réparée, ceux-ci n'opposèrent aucune résistance. Mal leur en prit. Le Concile de Vienne, tenu de 1311 à 1312, fut un échec ; Clément V, pantin de Philippe le Bel, refusa de gracier les templiers, malgré l'accord du collège des cardinaux sur ce point. En 1314, le dernier grand-maître de l'Ordre, Jacques de Molay, périssait par les flammes, après de longues années de captivité et de tortures. Ainsi s’éteignait l'ordre militaire le plus puissant de son époque, de même que l'ordre sacré le plus rayonnant de son temps.

Et pourtant, certains combats étaient encore à livrer.

Les années d'ombre ; le siècle d'errance et l'ère des batailles

Officiellement, la bulle papale Vox clamantis de 1312 proclamait définitivement les templiers hors-la-loi, et démantelait sans plus de cérémonie l'ordre sacré. Les richesses amassées par les templiers au cours de leur existence furent, pour la plupart, attribuées à l'Ordre de l'Hôpital ; L'Ordre du Christ, au Portugal, et l'Ordre de Montesa, en Aragon, furent créés pour succéder à l'Ordre du Temple. Mais les seuls secrets qui auraient encore pu légitimer l'existence et l'action des templiers étaient morts avec leurs plus hauts représentants, et ces deux ordres fantomatiques n'avaient pas d'autre raison de croître que la gestion d'un riche patrimoine et la préservation d'une éminente symbolique sacrée.

Pourtant l'Ordre se releva, dans l'ombre d'un monde bouleversé, en changement, et d'une Église scindée en deux. Sous l'impulsion de quelques frères ayant échappés à la purge de Philippe le Bel, ceux qui souhaitaient encore vouer leurs lames et leurs vies à la protection de la foi et de l'humanité se rassemblèrent. Trois commanderies, dont les emplacements sont aujourd'hui perdus, furent créées : l'une dans les Alpes, une autre en Bohême, quant à la dernière, certains prétendent qu'elle fut installée au Sud de l'Ibérie, mais en réalité il n'existe aucune certitude à ce sujet. Afin de maintenir une forte présence en Europe, sans attirer le regard des souverains, ils adoptèrent un nouveau mode de fonctionnement, plus souple, plus discret : la loge templière.

Après une décennie à peine, chaque grande ville abritait une loge, dont les fonctions étaient de recruter et former les nouveaux frères, d'administrer les ressources locales du Temple, et d'en marquer la présence sur chaque parcelle du monde européen.

Toutefois les ennemis de l'Ordre n'étaient plus les mêmes. N'ayant plus d'existence légitime, l'Ordre avait abandonné toute mission d'ordre administratif ou financier. Il avait, de même, délaissé la Terre Sainte au profit du terrain d'activité du plus grand conflit que l'humanité ait jamais connu, et ce même si la plupart des hommes en ignoraient alors l'existence. Les frères jurés du Temple mirent leurs épées en travers de la route des êtres immortels. Désormais spécialisés dans cette obscure mission, ils découvrirent rapidement l'existence des Chapitres de Pandore, et se jetèrent dans la course, leur foi dans une main, leur épée dans l'autre.

En 1417, l'Ordre eut la bonne idée d'apporter, par des moyens discrets et détournés, son soutien au cardinal Oddone Colonna. Celui-ci devint Martin V, pape de la réunification qui mit fin au Grand Schisme d'Occident. Les templiers se révélèrent à lui, et gagnèrent son amitié et sa protection. Condamné à œuvrer dans l'ombre à cause d'un passé trouble, l'Ordre retrouvait tout de même un statut particulier : le Vatican, dans le plus grand secret, soutenait leurs actions et en faisait sa principale force armée contre les immortels.

les premiers succès enthousiasmèrent le nouveau pape. Mais les échecs n'allaient pas tarder à suivre...

1548 : La sépulture de l'Ordre

Plus ambitieux que jamais, l'Ordre réunit ses forces pour frapper simultanément les deux races immortelles : une armée, la plus grande jamais rassemblée par les moines-soldats, se dirigea vers la Sibérie, et deux détachements d'élite furent envoyés à Verdun et en Italie pour contrer les missions des vampires. Toutes ces opérations échouèrent. La bataille de Sibérie contre les lycanthropes fut une catastrophe telle que l’Église ne pouvait l'accepter. Les templiers se montrèrent également incapables d'arrêter les vampires. Le bilan désastreux de ces dernières années de la guerre de Cent Ans allait coûter cher à l'Ordre.

Le pape Nicolas V nouvellement nommé estima qu'il était temps pour l'Ordre du Temple de se restructurer, sans quoi il serait voué à la disparition. Il proposa ses termes au grand-maître de l'époque : Eudes de Breuilles. Celui-ci devait abandonner sa charge et se retirer de l'Ordre, transmettant le pouvoir à un homme choisi par le Vatican, le Temple devait démanteler l'une de ses commanderies, et devait accepter d'aider l’Église à lutter contre un autre fléau, humain celui-là : les sorciers. Eudes refusa, et fut excommunié, ainsi que tous les hauts-dignitaires de l'Ordre.

La rupture était définitive. Nicolas V rallia ses forces, et joua habilement pour monter les commanderies les unes contre les autres. En septembre 1448, Eudes de Breuilles était assassiné à Bruges, par ses propres frères. Son sénéchal, Galant de Formigny prit les armes et souleva la commanderie des Alpes contre les fidèles du Vatican. Il remporta une brillante victoire dans la plaine du Pô, mais fut par la suite contraint de se replier dans sa forteresse. Vaincu, et capturé, il fut emprisonné à Rome où il mourut deux mois plus tard, égorgé dans sa cellule. On raconte à qui veut bien l'entendre que sa dépouille y pourrit encore aujourd'hui, quatre ans après. Au même moment, le bâtard Guillaume à la hache, qu'Eudes avait désigné comme son successeur, périssait dans une embuscade tendue par les lycanthropes.

Le Temple s'effondrait alors sous son propre poids. Ses ruines étaient désormais scellées sous le lourd manteau de son histoire et de ses secrets.

L'Inquisition : d'ombres et de lumière

Nicolas V avait bien compris que s'il souhaitait que l'Ordre ne renaisse jamais, il ne devait pas lui en laisser l'occasion. Aussi il créa, dès la chute du Temple, une nouvelle force de frappe, entièrement fidèle et dévouée au Vatican : l'Inquisition. À sa tête il plaça un mystérieux et redoutable personnage dont personne ne connaît l'identité : le Grand Inquisiteur. D'aucuns affirment qu'il s'agit en fait de Nicolas V lui-même. Mais cela parait absurde.

Les loges templières furent, pour la plupart, transformées en tribunaux inquisitoires de premier plan. Ainsi, il ne fallut que quelques mois à l'Inquisition pour prendre la place laissée vacante par les Templiers. De plus, le Vatican tira profit de la situation en agrandissant le théâtre d'opération de sa nouvelle fille. Finalement une nouvelle mission lui fut attribuée : traquer et éliminer les hérétiques et pratiquants de toute forme de sorcellerie. Car les ennemis de Dieu devaient tous être traités de la même façon, qu'ils fussent humains ou non, tant qu'ils avaient vendu leurs âmes au Diable.

Quant aux anciens templiers, certains furent recrutés par l'Inquisition. Certains furent assassinés, ou exécutés publiquement. D'autres décidèrent de s'exiler et de disparaître. Ceux-là étaient peut-être les plus clairvoyants ; malgré ce qu'essayait de faire croire le Vatican, l'Inquisition n'était pas faite dans le même moule que l'Ordre du Temple.

Ainsi disparurent les templiers, ainsi naquirent les inquisiteurs. En quelques années le nombre de tribunaux explosa, et avec lui le nombre de condamnés au bûcher ou à la corde. L'Inquisition est désormais une institution puissante et crainte. Ses membres n'ont pas les scrupules qu'avaient avant eux les templiers, et l'efficacité de leurs méthodes n'est plus à démontrer. Désormais l’Église joue sur le même terrain que les immortels.
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