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 Gabrielle Lombardi

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Un peu de sérieux !
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Messages : 33
Date d'inscription : 02/01/2012
Compte principal : La Petite Fille

Essences vitales
Âge: 688 ans
Rôle: Midiane

MessageSujet: Gabrielle Lombardi    Lun 2 Jan - 15:03

Nom : Lombardi. Comme dans Lombard, oui. Ce n'est bien sûr pas son vrai nom de famille mais elle l'arbore avec fierté pour se souvenir de son passé.
Prénom : Gabrielle Federica Allegra
Surnom(s) : Certains s'aventurent à l'appeler Gaby mais c'est risqué.
Âge :
- apparent : Une dizaine
- réel : 688 ans
Sexe : Femme. Encore qu'avec ce visage, on l'appelerait plus volontiers « fillette »
Race : Vampire
Rang, emploi ou fonction : Membre de la Camarde
Opinions politiques : Dévouée à l'Empereur
Blason, couleurs, emblème : Elle prend soin de toujours porter une touche de violet sur elle.

Physique :
Être petite et fluette a bien des avantages. Ses membres sont maigres, elle est haute comme trois pommes et bien sûr, elle sait en jouer pour se faufiler partout, dans la plus grande discrétion. De l'enfant, elle a aussi le visage, encore rond et poupin, aux traits peu dessinés ; elle a cette petite bouche lippue qui dans son innocent sourire creuse des fossettes dans ses joues, l'adorable petit nez rond, les moues capricieuses de tous les enfants, quelle que soit leur race.
Mais la ressemblance s'arrête là, à ces traits charmants. Car les yeux d'un gris sombre qui les complètent reflètent sept cents ans de vie, l'amertume et la rage d'être captive d'un corps d'enfant quand on est une femme, le temps qui détruit tout. Elle n'a ni rides, ni cheveux blancs, rien que la douce chevelure noire d'une enfant de son âge, portée courte et ornée d'une unique tresse, mais c'est une vieillarde qui vous fixe, un sourire terrifiant aux lèvres.
Psychologie :
Sept cents ans, pour un vampire, c'est peu. Mais quand on est une femme piégée dans le corps d'une fillette, la durée paraît subitement s'allonger, s'allonger terriblement...
L'écoulement des ans aurait pu et dû ôter à Gabrielle toute sa douceur, toute sa naïveté. Par quelque tour du sort particulièrement étrange, elle conserve en elle ce fond d'enfance, qui se traduit surtout par un goût du jeu qui peut très vite virer au morbide. Elle n'est pas née de vampires mais a vécu si peu de temps parmi les humains qu'elle connaît bien mal leurs morales, bien qu'on ait tenté de les lui inculquer, aussi a-t-elle rapidement décidé de faire ce que bon lui semblait. Têtue, obstinée, elle n'aime pas qu'on essaye de lui ôter les idées qu'elle a en tête et encore moins qu'on lui donne des ordres.
Son carcatère a cependant évolué avec l'âge, elle reste une femme malgré son aspect et cette femme apparaît parfois sous quelques gestes langoureux, un regard hautain, plein de morgue, quelques répliques d'une acidité qui perturbe dans une bouche d'enfant. Elle connaît bien des choses de la vie, ce qu'elle ne connaît pas, elle l'a imaginé, et elle n'a pas peur d'en parler. Sa crudité évoque parfois celle d'une courtisane, elle peut se comporter comme telle, et sait pertinemment combien cela peut gêner ses interlocuteurs.
Car elle sait beaucoup de choses, tout en ignorant bien des arcanes de la vie dans ce monde. Elle sait, elle comprend, elle s'instruit, et tout cela consolide la fabuleuse intelligence qui se cache derrière son joli minois. Une intelligence glacée, calculatrice, observatrice mais imperméable à tous les sentiments, dont la plus grande faiblesse est sans doute qu'elle projette sa propre froideur sur tout ce qui l'entoure. Gabrielle ne prend pas en compte les sentiments et les émotions, elle les méprise ainsi que tous les emportements qui les accompagnent, sans se rendre compte qu'elle y est aussi sujette. Sans doute est-ce là ce qui la perdra un jour.

Arme(s) : Une enfant avec une arme ? De toute évidence oui, car Gabrielle cache toujours deux longues dagues effilées sur elle, proches de ses mains.
Signe particulier : On ne la voit jamais sans son petit singe, Napoleone, avec qui elle parle souvent – sans bien sûr qu'il lui réponde.
Ce que vous avez sur vous : Du violet et du noir, toujours, et des vêtements de garçon. Elle s'habille souvent en jeune noble florentin, sa tenue de prédilection. Son oreille gauche est percée de quelques trous mais elle tâche de le cacher.
Ce que vous savez des autres personnages :
Les lycanthropes sont de sales bêtes puantes qu'il faut exterminer, quoi que puissent en penser certains excentriques adeptes de la paix des peuples. Quant aux sorciers, tant qu'ils ne sont pas enclins à se dresser contre l'hégémonie vampirique, tout ira bien.


Histoire :
« Qu'est-ce qu'elle fait là, la môme ? Comment t'es entrée ? Va encore falloir réparer les défenses si des gamins arrivent à entrer ! »

Le garde n'obtient en réponse qu'un silence lourd de mépris. Les yeux gris de la petite poupée ne se détachent pas de sa gorge, comme une douloureuse promesse d'avenir, et petit à petit se dessine sur ses lèvres un sourire. Un sourire d'enfant, adorable à souhait, qui dessine ses fossettes et met en exergue quelques taches de rousseur à peine visibles dans la pénombre. Vasteval est l'achèvement d'un long voyage et celui-ci a laissé ses traces sur le visage de Gabrielle, la saleté, l'amertume, l'épuisement, la douleur se mêlent sur ses traits d'enfant et il ne s'agit pas d'une vision agréable.

Entrer dans la ville n'a pas été un problème, d'autres l'ont informée de la marche à suivre. Elle s'attendait, bien sûr, à faire face à la stupidité de quelques gardes, mais l'épaisseur de celui-ci la sidère. Il devrait voir, pourtant, que l'enfant qu'il toise est en vérité son égale, peut-être même plus âgée que lui. Elle n'envisage pas l'idée qu'un balourd pareil puisse atteindre les quatre siècles qu'elle arbore.

« Réponds ou je te tue. C'est pas parce que t'es une gamine que ça m'en empêchera. »

Ces mots-là éveillent de douloureux souvenirs dans l'esprit de Gabrielle. Il a dit la même chose, ce soldat, ce vampire gorgé de sang, lorsqu'il l'a attrapée dans une ruelle de Pavie. Elle essayait de fuir, craignant pour sa vie plus que pour celle de sa famille, quand il a mis la main sur elle. Elle n'aurait pas dû survivre, il n'avait pas prévu de faire d'elle une créature de la nuit, mais elle ne lui a pas laissé le choix. Ses dents de lait se sont plantées dans le cou du vampire avec l'énergie du désespoir, l'énergie de la mort, et ont déchiré la chair avec toute leur ardeur.

Aujourd'hui, Gabrielle sait qu'il aurait pu l'en empêcher sans difficultés. Elle sait qu'il a été surpris et séduit, peut-être, par sa vigueur et son ardeur à vivre, et qu'il a voulu la laisser choisir son propre destin. Si elle avait su alors tout ce que cela impliquerait, aurait-elle fait le même choix ? Le choix d'échapper au pouvoir de Charlemagne, au siège de Pavie par ses troupes, de survivre à la guerre qui n'est jamais clémente envers les enfants ?

« Je vous trouve bien prompt au jugement, raille-t-elle finalement en plantant ses yeux dans ceux du garde. Qui vous dit que je suis une gamine ? Qui vous dit que je n'ai pas le droit, la légitimité de me trouver ici, à Vasteval ? Je suis en mission pour Adalgis de Byzance. »

Adalgis... Le traître le plus infect de l'histoire de la trahison, selon Gabrielle. Fils du roi Didier, il a fui Pavie lorsque son père a capitulé devant Charlemagne pour se réfugier à Byzance où il s'est fait nommer patrice. Le couard ! Il aurait pu rester et se battre, pour ce qu'il risquait, car les armées ennemies ne possédaient pas d'armes capables de détruire un vampire. Jeune, certes, inexpérimenté, bien sûr, mais capable tout de même de résister aux ennemis. Enfin, la trahison en question a bien servi Gabrielle, puisqu'elle a pu fuir son rustre de créateur pour s'échapper avec Adalgis jusqu'à Byzance.

Adalgis et Gabrielle se sont installés dans l'antique cité et de là ont tenté de reconquérir l'Italie du Sud. Bien sûr, l'Histoire n'a jamais mentionné le nom de la lombarde, une enfant qui ne vieillit pas n'a rien d'intéressant pour l'avancée d'une conquête et son rôle est toujours resté silencieux, caché. En 787, Adalgis fut vaincu, repoussé aux portes de son pays par un prince lombard, un autre traître. Il est revenu penaud à Byzance et, dévasté par sa défaite, grièvement blessé à la bataille, a été contraint de se faire passer pour mort.

Ça ne l'a pas empêché de rassembler autour de lui une petite communauté de vampires byzantins et de se prendre pour un rival de l'empereur. Il a évoqué devant Gabrielle la grande Vasteval et son maître absolu, il a parlé maintes fois de la cité engloutie par les sables et de sa splendeur tant enviée, il lui a dit comment s'y rendre et comment il comptait l'envahir. Sans jamais le faire, bien sûr, car si Adalgis était un fou, Adalgis n'était pas un idiot et il savait d'avance qu'une telle chose était vouée à l'échec. Après tout, si l'empereur connaissait l'existence de leur petit clan byzantin – et c'était hautement improbable – il devait le considérer comme un simple petit ramassis de bouseux excentriques.

Et il aurait eu raison.

« Adalgis de Byzance tu dis ? C'est le doux dingue avec son clan de miséreux ? Qu'est-ce que tu dois faire de sa part ?
- Vous annoncer sa mort ainsi que tous ceux du clan de Byzance. Vingt vampires ont été tués dans la nuit et certains d'entre eux dépassaient les trois siècles. »

Dans l'expression railleuse des gardes, elle lit que trois siècles, ce n'est rien. Mais vingt vampire exécutés, c'est terrible, un grand drame. Elle le met sur le compte d'une attaque d'un ordre de faux musulmans avec un tatouage dans la main, des sorciers désireux de purifier le monde ou on ne sait trop quoi, qui aurait mal tourné. Beaucoup de ces sorciers sont morts eux-mêmes, bien sûr. Ce que Gabrielle ne dira pas, c'est qu'elle a collaboré avec eux pour se débarrasser d'Adalgis et des autres. Elle n'a franchement pas besoin de ça.
¤¤¤
Après quatre cents ans passés aux côtés d'Adalgis et de sa bande farfelue, la grandeur de Vasteval est curieuse. La femme-enfant s'adapte à la vie de son mieux, tente de s'intégrer, valse de maître en maître. Quand on a l'aspect d'une gamine, on ne peut pas vivre seule et elle l'a bien compris, alors elle amadoue de vieux vampires puissants et las de leur vie, elle devient leur poupée l'espace de quelques mois, avant d'aller chercher un nouveau « mécène ». Ce qu'elle fait avec eux ne regarde qu'elle.

Trois nouveaux siècles s'écoulent ainsi. Peu à peu, elle se laisse convaincre par Vasteval et son empereur et, insidieusement, se découvre fervente partisane de la grandeur vampirique. Avec tant d'autres, elle vibre pour la quête de Pandore, prie chaque soir pour trouver un nouvel indice, une nouvelle voie qui permettrait à sa race d'obtenir la gloire qu'elle mérite. Quelques fois, elle se demande si elle ne se laisse pas intoxiquer à nouveau, après avoir subi le joug moralisateur d'Adalgis pendant si longtemps ; puis elle oublie et se dit qu'elle rêve. De toute façon, la liberté, elle l'a déjà. Tout est dans la tête.

Le temps passant, elle se détache de plus en plus de ses mécènes. La rencontre de Napoleone, petit singe d'une intelligence remarquable, l'aide à accepter cette nouvelle vie plus solitaire encore, et elle commence à vivre à Vasteval comme s'il s'agissait réellement de sa demeure. Mais chez elle, elle le sait, ce sera toujours la Lombardie, en ce temps lointain où elle était Gabrielle, fille et petite-fille de ducs, promise à un brillant futur.
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Tornade Blanche - Fait peur aux grands méchants loups
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MessageSujet: Re: Gabrielle Lombardi    Lun 2 Jan - 15:05

Personnage validé !

La liberté t'effraie et pourtant tu la recherches. L'avenir te l'apportera peut-être, si tu sais faire face.
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Gabrielle Lombardi

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